Lutte contre les violences faites aux femmes

Signature du Plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes
Préfet/ Gendarmerie/ Police/ Procureur/ Département/ AMJ

Madame la Présidente de l'AMJ a participé à la signature du plan départeme,tal de lutte contre les violelnces faites aux femmes

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Mme la présidente de l'AMJ a signé conjointement avec M. le Préfet, M. le Procureur, M l'Inspection d'académie, les forces de l'ordre, le conseil départemental,  le premier plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes.
Cette grande cause du quinquennat est une action prioritaire des services de l'Etat, notamment forces de l'ordre et judiciaires, afin de proposer un dispositif global de prise en charge. Ce plan vient faciliter le lien et la coordination des acteurs, en s'appuyant notamment sur les élus et les associations du territoire, fortement engagés.

Madame la Présidente de l'AMJ porte à connaissance des maires l'opération "sacs à pain" déployée par le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles du Jura.

Le CIDF, https://jura.cidff.info/, est situé au 1000 rue des Gentiannes à Lons-le-saunier et peut être joint au 03 84 43 10 95, numéro d'urgence : 3919

image sac à pains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes :

Dix propositions de l’AMF pour rendre plus efficace l’action des pouvoirs publics




A la veille de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’Association des maires de France réaffirme et développe ses propositions formulées lors de sa participation au Grenelle contre les violences conjugales, issues d’échanges dans le cadre de son groupe de travail dédié à l’égalité femme–homme ou encore développées au sein de forums lors des derniers Congrès des

maires.


L’AMF propose de repositionner l’action des pouvoirs publics par une meilleure connaissance des phénomènes, par des actions plus adaptées et mieux évaluées et par une volonté plus affirmée de l’État de travailler avec l’ensemble de ses partenaires.



Elle formule, dans ce cadre général, dix propositions précises pour développer l’efficacité des

politiques publiques de lutte contre les violences faites aux femmes :


1. Mesurer chaque année l’évolution réelle des phénomènes de violences (conjugales et autres) faites aux femmes (enquêtes de victimation, approches sociologiques, …), adapter et contrôler l’efficacité des politiques publiques en lien étroit avec les associations d’élus au niveau national et les élus locaux dans les départements (voir sur ce point les propositions de l’AMF dans le cadre du Beauvau de la sécurité), et rendre plus cohérent l’ensemble des plans et schémas locaux (victimes, prévention de la délinquance, violences sexuelles et sexistes, …).



2. Prendre la mesure du drame de Mérignac du 4 mai 2021 en s’assurant de façon systématique de la mise en œuvre effective sur l’ensemble du territoire des mesures législatives déjà votées s’agissant notamment des violences conjugales : bracelet anti–rapprochement, téléphone grave danger, retrait des armes du conjoint violent.



3. Identifier, s’agissant des violences conjugales, des mesures spécifiques complémentaires

en fonction des territoires (préconisations sur la ruralité de la présidente de la délégation du

Sénat, Annick Billon, entendue lors du dernier Congrès des maires de France) et de publics

spécifiques : adolescents et jeunes adultes (sur ce point, voir les questionnements du chat de

l’association « En avant toutes »), personnes handicapées et personnes âgées.




4. Mieux répondre aux autres violences sexistes et sexuelles visant notamment les filles et les

adolescentes comme les mutilations sexuelles, l’inceste, le cyber–harcèlement ou encore la

prostitution des mineurs en renforçant la capacité de prévention, de détection, de signalement, de

sanction des auteurs et d’accompagnement des jeunes victimes de l’institution scolaire et des

autres services publics (justice, …).




5. Renforcer l’accompagnement de l’enfant témoin des violences conjugales (y compris sans

violences physiques directes), alors que 398 000 enfants connaissent cet environnement

déstructurant selon le Haut Conseil à l’égalité, par un statut de victime reconnu, par un

accompagnement psychologique et une suspension de l’autorité parentale des auteurs des

violences conjugales (en prenant en compte les préconisations de la députée Marie Tamarelle–

Verhaeghe, entendue lors du dernier Congrès des Maires de France).


 

 

2



6. Sécuriser sur le moyen terme le financement d’Etat du secteur associatif et des intervenants

sociaux en gendarmerie et en commissariat, évaluer par un organisme tiers l’accueil lors

des dépôts de plainte et expérimenter une juridiction spécialisée s’agissant des violences

conjugales (volet civil et volet pénal) comme en Espagne.




7. Développer l’éviction du conjoint violent et les places d’auteurs ainsi que leur accompagnement

(à l’image des expérimentations conduites par l’ancien procureur de Douai, Luc Frémiot, entendu

par le groupe de travail dédié de l’AMF).




8. Répondre au défi de l’hébergement d’urgence (hébergement dédié, accompagnement social et

psychologique, …) et du logement des victimes (partenariats renforcés dans le secteur du

logement social) en prenant en compte notamment les propositions formulées dans le rapport 2021

de la Fondation des femmes et de solidarité femmes).




9. Intégrer la lutte contre ces violences dans une politique globale d’égalité entre les femmes

et les hommes, en associant l’ensemble des acteurs (collectivités locales, monde économique,

société civile, … ), en informant, sensibilisant et mobilisant régulièrement le grand public, en

activant une diplomatie d’influence dans le monde mais aussi en réaffirmant l’universalisme

républicain et la nécessaire mixité de l’action éducative, économique, politique, sociale,

culturelle et sportive de la Nation.




10. Interroger l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle sur les actions, les moyens

et les résultats envisagés s’agissant de la lutte contre les violences faites aux femmes dans

une logique de contrat de mandature et d’évaluation partagée des politiques publiques.